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Conformité sociale

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Les installations fabriquant des produits pour Gildan sont soumises à des audits afin de surveiller les conditions de travail par rapport au Code de conduite de Gildan et ses indicateurs de référence correspondants, comme prévu dans notre Guide sur la conformité durable en matière sociale et environnementale.

Toutes les non-conformités sont consignées et suivies dans notre plateforme interactive de saisie de données relatives à la responsabilité sociale d’entreprise. La présentation trimestrielle des résultats d’audits au conseil d’administration de Gildan fait partie intégrante d’un programme de conformité sociale transparent et solide.

Les renseignements suivants résument les non-conformités observées dans nos installations et dans celles de nos sous-traitants durant le cycle d’audits de 2016.

  • AUDITS INTERNES DE 2016 EN MATIÈRE DE CONFORMITÉ SOCIALE

    Un total de 205 non-conformités relatives aux pratiques de travail a été observé dans les installations appartenant à Gildan au cours du cycle d’audits internes de 2016. Les niveaux de gravité des non-conformités ont été classés comme suit :

    3 non-conformités majeures (1,5 % des résultats)

    121 non-conformités modérées (59 % des résultats)

    81 non-conformités mineures (39,5 % des résultats)

    Ces résultats représentent une réduction de 26,5 % du nombre total de non-conformités par rapport à 2015.

    En 2016, les trois non-conformités majeures dans nos installations ont été révélées pendant les segments d’entrevues avec les employés au cours de deux audits distincts menés dans des installations individuelles au Honduras et au Nicaragua. Ces résultats concernaient nos politiques sur le harcèlement, les mauvais traitements et la discrimination en milieu de travail. Des mesures correctives pour traiter et résoudre ces cas de non-conformité sont en cours.

    La majorité des non-conformités identifiées en 2016, soit environ 79 %, étaient liées à la santé et la sécurité. Dans le cadre d’un audit, notre questionnaire d’évaluation comprend un volet santé et sécurité rigoureux, car ces domaines sont hautement réglementés. De plus, la santé et la sécurité de nos employés ont été identifiées comme étant des enjeux sociaux importants et pertinents et, à ce titre, sont des priorités pour notre Société et nos parties prenantes.  Nos indicateurs de référence en matière de santé et sécurité représentent environ 57 % de notre questionnaire, ce qui explique pourquoi la plupart des non-conformités sont concentrées dans ce domaine. Ces non-conformités incluent :

    • la sécurité contre les incendies (couloirs bloqués, panneaux électriques sans couvert, éclairages d’urgence défectueux, câblage à découvert, marquages d’évacuation délavés);
    • l’utilisation inadéquate d’équipement de protection personnelle;
    • la sécurité des machines (absence ou mauvaise utilisation de protège-doigts ou de protège-yeux);
    • la sécurité des produits chimiques (poste pour le lavage des yeux, contenants sans étiquette);
    • les conditions générales de propreté et de salubrité (respect des normes d’hygiène à la cafétéria, certification en matière de manutention des aliments, entretien général).

    Pour tous les problèmes mentionnés ci-dessus, la collaboration entre les employés, les superviseurs et la direction est essentielle pour assurer la conformité aux politiques et procédures établies. Il faut susciter un sentiment de responsabilité à tous les niveaux de l’organisation et augmenter le degré de sensibilisation avec des activités d’engagement. Nous avons conçu des formations et des campagnes de communications internes adaptées aux besoins des différentes installations dans le but d’engager les travailleurs et de les encourager à soutenir la direction en prenant en charge leur sécurité au travail et en jouant un rôle actif dans le maintien d’un milieu de travail sain.

    Lorsqu’un cas évident de négligence est observé, les superviseurs sont appelés à prendre les mesures appropriées pour démontrer et appliquer nos pratiques en matière de sécurité, et ce, conformément aux valeurs de Gildan.  Pour chaque cas de non-conformité, un plan détaillé de mesures correctives est élaboré, et appuyé par une analyse des causes fondamentales, s’il y a lieu.

  • Installations de sous-traitants

    En 2016, un total de 1 011 non-conformités liées aux normes du travail a été observé dans les installations de nos sous-traitants durant le cycle d’audits. Les niveaux de gravité des non-conformités ont été classés comme suit :

    • 129 non-conformités majeures (13 %)
    • 487 non-conformités modérées (48 %)
    • 395 non-conformités mineures (39 %)

    Ces résultats représentent une augmentation importante du nombre total de non-conformités par rapport à 2016. Cela s’explique par l’intégration de plusieurs installations de sous-traitants existantes suivant l’acquisition de Doris Inc. en 2014 et de Bonneterie Peds en 2016. Avec l’ajout de leurs installations, ces nouveaux partenaires ont élargi notre base de sous-traitants d’environ 18 %, ce qui a contribué à un accroissement dans l’ensemble de nos activités d’audits et de mise en œuvre de mesures correctives. De plus, une stratégie intensive en matière de mesures correctives visant à augmenter les niveaux de conformité dans les installations existantes de sous-traitants a exigé la planification d’audits réitérés chez nos sous-traitants à volume élevé ou moyen en Asie.

    En 2016, les non-conformités majeures observées dans les installations de nos sous-traitants concernaient :

    • l’information juridique (prestations d’assurance sociale insuffisantes, certificats de sécurité-incendie, permis d’exploitation d’entreprise);
    • la tenue des dossiers (contrats de travail et dossiers du personnel manquants ou incomplets, pointage des présences et dossiers de la paie inadéquats);
    • la discipline (retenues salariales punitives);
    • les heures de travail (nombre flagrant d’heures supplémentaires, demandes de travail pendant les jours de repos);
    • la rémunération et les avantages sociaux (paiement insuffisant des heures supplémentaires, paiements en retard);
    • le travail des enfants (employés juvéniles non-inscrits, vérification insuffisante, non-conformité aux restrictions visant l’emploi des jeunes);
    • le travail forcé et le droit de circuler librement (liberté de circulation durant les heures de travail);
    • la santé et la sécurité (non-conformité des sorties d’urgence, mauvaises inspections ou mauvais certificats d’incendie, présence de risques d’incendie);
    • la sous-traitance non autorisée.

    Plus de 62 % des installations de sous-traitants produisant activement ont été soumises à au moins un audit en 2016.

    Comme la majorité de notre production est fabriquée par les installations détenues et gérées par Gildan, nos équipes régionales responsables de la conformité possèdent une vaste expérience et un savoir-faire approfondi en matière de systèmes de gestion, de politiques et de procédures de conformité du travail efficaces. Nous transmettons ce savoir aux équipes de gestion de nos sous-traitants afin de les éduquer et de les aider à développer de bonnes pratiques de travail pour assurer la mise en place de mesures correctives durables. En réalité, nos vérificateurs internes collaborent avec les sous-traitants à mettre en œuvre les plans de mesures correctives. Ils offrent également des conseils et des recommandations sur la meilleure façon de traiter certaines problématiques.

    Pour en savoir plus sur nos initiatives de développement des capacités dans les installations de nos sous-traitants, consultez la section sur les sous-traitants et les fournisseurs.

  • RENSEIGNEMENTS PRÉCIS SUR LE TRAVAIL DES ENFANTS, LE TRAVAIL FORCÉ ET LA LIBERTÉ D’ASSOCIATION EN 2016

    Le Code de conduite révisé de Gildan prévoit désormais que les employés doivent avoir au moins 16 ans ou être en âge d’avoir complété l’éducation obligatoire ou avoir l’âge minimum légal pour travailler dans le pays; l’âge supérieur étant retenu. Il précise également que les employés âgés de moins de 18 ans ne seront en aucun cas mis en poste dans des conditions dangereuses. Cette disposition s’applique à nos installations ainsi qu’à celles de nos sous-traitants. Même si l’âge légal pour travailler dans la plupart des pays est fixé à 15 ou 16 ans en vertu de Convention sur l’âge minimum de l’OIT datée de 1973, de nombreuses restrictions s’appliquent pour les jeunes travailleurs. Par exemple, les jeunes travailleurs ne sont pas autorisés à exécuter des tâches dangereuses ou à travailler la nuit (Convention sur le travail de nuit des enfants [industrie], 1919, OIT).

    En 2010, suite à l’acquisition de notre installation intégrée au Bangladesh (un pays n’ayant pas ratifié la convention 138 de l’OIT sur le travail des enfants et présentant donc un risque élevé d’incidents liés à ce problème), nous avons procédé à une vérification des employés pour confirmer qu’ils étaient tous âgés de plus de 18 ans. L’installation est continuellement surveillée au moyen d’audits internes ou réalisés par des tiers, afin de réduire le risque que des enfants soient employés.

    En 2016, tous les cas de non-conformité à nos principes liés au travail des enfants concernaient des employés juvéniles qui n’avaient pas été adéquatement inscrits pour travailler; des installations qui ne disposaient pas de processus appropriés pour la vérification de l’âge avant l’embauche; et le non-respect des restrictions visant l’emploi des jeunes.

    • Ce qui suit représente l’engagement de Gildan envers les employés mineurs :
      s’assurer que l’employé mineur est légalement en âge de travailler dans le pays;
    • s’assurer que les employés mineurs n’exécutent pas de tâches considérées comme dangereuses, par exemple la couture, la manipulation de produits chimiques dangereux ou de charges lourdes, etc. Parmi les emplois acceptables, on compte le coupage de fils, le nettoyage des planchers, la collecte d’étiquettes, l’emballage.

    De plus, les sous-traitants doivent s’assurer que les restrictions prévues par les lois du pays quant au travail des employés mineurs sont respectées. Tous les employés mineurs doivent être inscrits auprès des autorités locales et doivent fournir les pièces justificatives requises à des fins de vérification.

    Gildan interdit le travail forcé ou obligatoire au sein de ses installations. Néanmoins, un audit mené dans une installation de sous-traitant a révélé un cas qui pourrait être qualifié de travail forcé puisqu’il s’agissait d’un garde de sécurité qui imposait des restrictions sur le temps que certains travailleurs pouvaient passer aux toilettes. Les actions du garde de sécurité pourraient être perçues comme limitant la liberté de circulation des employés durant les heures de travail. Par mesure de précaution, le vérificateur a enregistré cette constatation comme étant un cas majeur de non-conformité afin que les mesures correctives appropriées puissent être apportées.

    Selon le principe énoncé dans notre Code de conduite, Gildan et ses partenaires commerciaux doivent reconnaître et respecter le droit des travailleurs à la liberté d'association et aux négociations collectives. Dans le cadre de notre processus de surveillance, le cycle d’audits de 2016 a révélé 15 cas mineurs et majeurs de non-conformité chez les sous-traitants.  Dans la plupart des cas, nous avons constaté que les syndicats des travailleurs n’organisaient pas des réunions syndicales régulières et que les représentants syndicaux n’étaient pas élus selon les délais prescrits.

    Pour en savoir plus sur la liberté d’association dans les installations de Gildan, consultez la section Syndicats.

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